Grégory Baugé

Grégory Baugé s’est forgé l’un des meilleurs palmarès français, tous sports confondus. Champion de France de Keirin et de Vitesse, vice-champion olympique de Vitesse, nommé Vélo d’or français en 2009, ce « pistard » tend à être davantage reconnu. L’entretien qu’il nous a accordé permet de connaître et de comprendre la personnalité du natif de Maisons-Laffitte.  Lathlète.fr : … Continuer la lecture de « Grégory Baugé »

Par Florian Gautier Publié le vendredi 31 mars 2017

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Conversation

Grégory Baugé s’est forgé l’un des meilleurs palmarès français, tous sports confondus. Champion de France de Keirin et de Vitesse, vice-champion olympique de Vitesse, nommé Vélo d’or français en 2009, ce « pistard » tend à être davantage reconnu. L’entretien qu’il nous a accordé permet de connaître et de comprendre la personnalité du natif de Maisons-Laffitte. 

Lathlète.fr : Racontez-nous votre parcours et votre passion pour le cyclisme sur piste

Grégory Baugé : « J’ai commencé le vélo à l’âge de neuf, dix ans. J’avais fait du foot avant, mais lorsqu’il a commencé à faire froid (rires), ça ne collait plus : j’ai très vite arrêté. Ensuite, j’ai voulu faire du vélo, surtout de la route. On m’a donc inscrit aux écoles de vélo près de chez moi – je viens des Yvelines – jusqu’à quatorze ans : on faisait des jeux d’adresse, du VTT, de la route…J’ai participé à des championnats de France étant plus jeune, où j’ai bien figuré, et je me suis mis davantage au cyclisme sur route. J’attendais toujours l’arrivée pour faire le sprint, c’est comme ça que je gagnais les courses ! Mais, en 2001, j’ai participé à mon premier championnat de France sur piste : j’ai suivi les conseils de mon père, qui m’entraînait. Ça m’a tout de suite plu. Après une deuxième place, j’ai été repéré par l’entraîneur national de l’époque, Gérard Quintyn, et j’ai pu intégrer l’INSEP. Je me suis entraîné au quotidien avec le pôle France : j’ai côtoyé Florian Rousseau et Arnaud Tournant ; et j’ai participé à mes premiers championnats du monde en juillet 2002, dans la catégorie juniors, où je suis champion du monde par équipes. » 

Lath. : Cette année vous aviez décidé de lever le pied. Quel bilan faites-vous de cette saison, tant psychologiquement que sportivement ?

 G.B : « Cela m’a permis de faire une coupure : de 2002 à 2012, j’ai toujours été concentré à 100%. Cette année, j’en ai profité pour vivre normalement, profiter de la vie, de la famille…Pendant quelques mois, c’était dur : Florian Rousseau (responsable du sprint France) a démissionné et à la Fédération ça allait mal. En tout cas, psychologiquement, ça m’a aidé. »

Lath. : Vous avez toujours fini deuxième aux Jeux Olympiques : qu’est-ce qui vous a manqué ?

G.B : « Toujours derrière les anglais…il y a quatre ans, et l’année dernière. On n’avait jamais fait le bilan des olympiades, de ce qui allait et ce qui n’allait pas. À partir du moment où l’on ne fait pas de bilan, cela ne vous aide pas à avancer. On n’a pas su tirer les leçons des anciennes olympiades. »

Lath. : Si vous deviez promouvoir le cyclisme sur piste, pour donner envie de pratiquer ce sport, que mettriez-vous en avant ? Et quels sont les « défauts » de ce sport ?

G.B : « On sait que sur la route il y a, d’années en années, beaucoup d’accidents alors que le cyclisme sur piste se pratique dans un lieu fermé.  Sur la piste, on peut circuler facilement et librement. Les risques ? Ce sont les chutes, évidemment. Mais il n’y a pas de gros risques d’accident. En une heure, il est facile de faire une séance, alors que sur la route, il faut deux voire trois heures. Il y a beaucoup de sensations : vous montez en haut de la piste, vous tenez la corde…vous prenez dix, quinze kilomètres/heure d’un coup ! Le sprint est une discipline attirante : ce n’est pas long, même si c’est un effort intense. C’est plaisant à voir et à pratiquer. Dans ce sport, il y a beaucoup d’aspects stratégiques qui comptent. »

Lath. : Quels sont vos prochains objectifs ? 

G.B : « Il faut que je retrouve mon niveau, c’est le plus important. J’ai faim et j’ai toujours envie. Par la suite, il faut viser les Jeux Olympiques de Rio. D’autant plus que nous avons la chance d’avoir des championnats d’Europe et du Monde chaque année, ainsi que des manches de Coupe du monde. »

Lath. : Vous intéressez-vous à d’autres sports et pratiquez-vous en d’autres ?

G.B : « Je m’intéresse à la boxe, au basket, à l’athlétisme, au tennis, la Formule 1…Ce sont tous les sports que j’aime bien et que je regarde. Après, je pratique la boxe : j’ai un cousin qui a une salle dans les Yvelines et qui était un ancien boxeur professionnel. On s’entraîne à la salle, ou alors je m’entraîne chez moi avec mes gants et mon sac. »

Par Florian Gautier Publié le vendredi 31 mars 2017