Jordan Ferri

Après 670 minutes passées sous le maillot lyonnais en Ligue 1, cette saison, Jordan Ferri fait un premier bilan de sa saison en cours. Jeune pousse sorti du vivier des Gones, il a réussi à disputer quinze rencontres en première division, dont cinq comme titulaire. Calme et lucide sur sa situation, il nous livre son … Continuer la lecture de « Jordan Ferri »

Par Florian Gautier Publié le lundi 31 mars 2014

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Conversation

Après 670 minutes passées sous le maillot lyonnais en Ligue 1, cette saison, Jordan Ferri fait un premier bilan de sa saison en cours. Jeune pousse sorti du vivier des Gones, il a réussi à disputer quinze rencontres en première division, dont cinq comme titulaire. Calme et lucide sur sa situation, il nous livre son ressenti en grand professionnel. 

Jordan FERRI - 23.10.2015 - Lyon / Toulouse - 11eme journee de Ligue1 Photo : Jean Paul Thomas / Icon Sport
Jordan FERRI – 23.10.2015 – Lyon / Toulouse – 11eme journee de Ligue1
Photo : Jean Paul Thomas / Icon Sport

Lathlète.fr : Comment vivez-vous cette saison sur le plan personnel ?

Jordan Ferri : “D’un point de vue personnel, je pense avoir le temps de jeu que j’espérais avoir : j’ai eu du temps de jeu et j’ai pu montrer au coach (Rémi Garde) ce que je savais faire. Avec le coach nous n’avons pas de discussion quotidienne mais je sais ce qu’il attend de moi. J’essaye de le lui montrer et de lui rendre cette confiance à chaque fois que j’en ai la possibilité. Il attend que je fasse le boulot d’un milieu de terrain, d’être appliqué défensivement et offensivement et de respecter ses consignes, tout simplement.”

Lath. : Les jeunes à Lyon n’ont pas forcément percé en Ligue 1 les saisons précédentes. En revanche, quand financièrement cela va mal comme cette saison, le club fait appel à vous. Avez-vous ce ressenti et comment le vivez-vous ?

J.F : “C’est une chance que le club fasse appel à nous. Ensuite, c’est la nouvelle politique du club : faire appel aux jeunes, s’appuyer sur le centre de formation. C’est tout bénéfique pour nous, on peut donc le vivre très bien.”

Lath. : La formation dans le football français a été décriée ces dernières années, en raison de comportements inadaptés de la part de jeunes joueurs. Tenez-vous compte de ces événements pour évoluer et vous comporter ?

J.F : “Il ne faut pas non plus baisser la tête, ni se laisser faire. Après, il y a toujours un principe de respect envers les plus anciens. Et ça, ce n’est pas forcément dans le football : c’est dans la vie de tous les jours, il faut respecter les plus anciens. Il ne faut pas non plus se laisser faire, on peut dire ce que l’on pense mais toujours avec du respect. Avec l’âge on sait comment se comporter. C’est un métier, il faut être professionnel. Le métier de footballeur ne consiste pas uniquement à être performant sur le terrain et aux entraînements, il faut aussi avoir une hygiène de vie adaptée. Même en étant jeunes, nous n’avons pas la même vie que les autres jeunes. C’est un beau métier, c’est notre passion.”

Lath. : Que vous manque-t-il pour progresser davantage ?

J.F : “Ce qui est bien dans le foot c’est que l’on peut toujours s’améliorer quelque soit le secteur : que ce soit le secteur physique, athlétique, tactique ou technique. Il y a tellement de choses à travailler, que l’on peut s’améliorer tous les jours. Travailler son mauvais pied, sa technique, la récupération du ballon…La progression est sans limite.”

Lath. : Vous jouez aussi en équipe de France Espoirs. Quelle est la clé pour franchir le palier qui sépare les Espoirs de l’équipe A ?

J.F : “C’est un objectif personnel. Je pense que la clé est la régularité : il faut toujours être performant avec son club ou avec l’équipe nationale.”

Lath. : Quels joueurs, tant en club qu’en sélection, vous impressionnent le plus ?

J.F : “C’est une question compliquée, puisque je suis entouré de très bons joueurs, que ce soit en équipe nationale ou à Lyon. Il n’y pas de nom qui me vient en particulier. Si je devais en citer un, par rapport à son jeune âge et par rapport à tout ce qu’il fait, ce serait Anthony Martial (ndlr : attaquant de Monaco). J’ai eu l’occasion de le côtoyer à Lyon et maintenant en équipe de France Espoirs et il peut devenir un très grand attaquant.”

Par Florian Gautier Publié le lundi 31 mars 2014