Malik Bentalha

Talentueux et drôle : ces deux adjectifs qualifient le prodige Malik Bentalha. Humoriste à plein temps, sportif à ses heures perdues : il se confie pour Lathlète.fr, non sans humour. Un régal pour les passionnés et les amateurs de sport.  Lathlète.fr : Dans l’année, quelles compétitions suivez-vous ? Et pourquoi ces compétitions ? Malik Bentalha : … Continuer la lecture de « Malik Bentalha »

Par Florian Gautier Publié le vendredi 31 mars 2017

Lire la suite

Conversation

Talentueux et drôle : ces deux adjectifs qualifient le prodige Malik Bentalha. Humoriste à plein temps, sportif à ses heures perdues : il se confie pour Lathlète.fr, non sans humour. Un régal pour les passionnés et les amateurs de sport. 

Lathlète.fr : Dans l’année, quelles compétitions suivez-vous ? Et pourquoi ces compétitions ?

Malik Bentalha : «  Je suis surtout les compétitions de foot, que ce soit la Ligue des Champions ou la Ligue 1 : je suis supporter du PSG. Je suis aussi les compétitions de tennis : Roland-Garros, l’US Open, Wimbledon ». 

Lath. : Vous n’avez pas regardé les Championnats du monde d’athlétisme ?

M.B : «  Je n’ai pas eu le temps. Mais mon père est passionné d’athlétisme, donc j’aime bien regarder. On se fait souvent des courses de fond avec mon père, que ce soit le  10 000 mètres ou le 3 000 mètres. Bien évidemment, je suis fan du 100 mètres et du 200 mètres. Dès que le temps me le permet, j’essaye de regarder le maximum de compétitions possibles : je suis un vrai passionné. Autant les Championnats du monde de handball, que les Championnats d’Europe de basket. »

Lath. : Quel est votre rapport avec le sport ?

M.B : «  J’en ai fait quand j’étais plus jeune. J’en ai fait beaucoup : du karaté et du foot. C’est essentiel : ça m’a ouvert sur le monde, ça m’a permis de rencontrer des gens et d’apprendre des valeurs. On parle notamment des arts martiaux : le karaté m’a permis d’assimiler certaines choses, que ce soit le respect ou l’amitié. Le sport transmet pas mal de valeurs humaines. »

Lath. : Quel est votre parcours sportif, passé et actuel ? 

M.B : «  J’ai été jusqu’à la ceinture marron en karaté et j’ai joué à un bon niveau au foot : jusqu’à ce que je passe le bac, j’ai joué contre des équipes en 18 ans Nationaux. »

Lath. : Quelles sont vos relations avec les sportifs et/ou sportives ? 

M.B : «  Je suis ami avec pas mal de sportifs, que ce soit Eden Hazard, que ce soit Zlatan Ibrahimovic – on s’apprécie, on a des amis en commun -, ou Belhanda : c’est un pote qui a grandi dans mon quartier. Belhanda, c’est depuis l’enfance. »

Lath. : Quel lien peut-il y avoir entre votre métier et le domaine du sport ? Est-ce que ce domaine est l’un des plus riches pour dénicher des blagues ? 

M.B : «  Oui bien sur, c’est une manière comme une autre. Moi, j’écris sur tout ce qui se passe autour de nous : le sport en fait partie. Le tout, c’est d’être marrant ! Tu peux écrire sur une fleur qui est par terre, si tu as un truc marrant à dire. Je ne sélectionne pas le sujet, en fait. Si c’est marrant, je peux parler de ma cousine ! Je ne me dis pas qu’il faut que je parle du sport. Mais c’est sur que c’est un vivier de blagues, notamment dans le foot. C’est inépuisable. »

Lath. : Quel regard portez-vous sur l’évolution du football en France ?

M.B : «  Au niveau des clubs, c’est positif. L’arrivée des nouveaux investisseurs nous permet d’être au niveau de Madrid, ou de Chelsea. Quant au niveau national , on traverse une des pires périodes de l’histoire du foot français. C’est une catastrophe. En 2010, on a fait rigoler la planète. Et aujourd’hui ça continue. 

Lath. : Le récent titre de Ribéry peut-il rebooster ses coéquipiers en EDF ? 

M.B : «  Ribéry, quand il joue au Bayern, il est entouré de Philipp Lahm, de Thomas Müller, d’Arjen Robben, et j’en oublie. En France, on n’a pas le niveau. Aujourd’hui, faut faire l’impasse. De 1982 à 1998, on a attendu presque 15 ans. Il faut attendre, c’est une passerelle. »

Lath. : Pour des sportifs qui ont des origines et doivent choisir un  pays, quelle est, selon vous, la difficulté majeure de ce choix ? 

M.B : «  La difficulté majeure de ce choix, c’est les sélectionneurs. Tu peux avoir la confiance d’un sélectionneur, par exemple pour l’Équipe de France, et il est amené à changer : tu peux te retrouver le bec dans l’eau. Le poste de sélectionneur est assez instable. Quand tu prends la décision de jouer pour l’Équipe de France, c’est en fonction de l’entraîneur. Et il y a plus de concurrence en France que dans les pays d’origine, généralement. »

Lath. : Si vous avez le choix entre, devenir un humoriste célèbre, ou un sportif de haut niveau, que choisissez-vous ? 

M.B : «  Vraiment si j’ai le choix, si je te dis sportif de haut niveau, tu ne peux pas faire un truc pour moi ? Passer un ou deux coups de fil ? (rires). Non, la voie que j’ai choisie, bien évidemment. C’est vrai qu’on a tous envie de devenir footballeur, mais c’est sur une courte durée. »

Par Florian Gautier Publié le vendredi 31 mars 2017