Raphaël Poulain

Ancien rugbyman professionnel au Stade Français devenu comédien puis allocataire du RSA, Raphael Poulain a écrit le livre Quand j’étais superman pour raconter sa carrière entre bonheur et erreurs. Il anime aujourd’hui des conférences sur le thème de la valorisation des richesses humaines dans le sport où il prône une utilisation plus importante du coaching mental dans le … Continuer la lecture de « Raphaël Poulain »

Par Didier Guibelin Publié le samedi 01 avril 2017

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Conversation

Ancien rugbyman professionnel au Stade Français devenu comédien puis allocataire du RSA, Raphael Poulain a écrit le livre Quand j’étais superman pour raconter sa carrière entre bonheur et erreurs. Il anime aujourd’hui des conférences sur le thème de la valorisation des richesses humaines dans le sport où il prône une utilisation plus importante du coaching mental dans le sport de haut niveau, ainsi que dans les centre de formations pour sensibiliser les jeunes au miroir aux alouettes du professionnalisme.

poulain

Lathlète.fr : Quand on reprend le fil de ta carrière, que ce soit en lisant ton livre ou via tes conférences, on a l’impression que le rugby t’est plus tombé dessus que tu ne l’as vraiment cherché, non ? 

Raphael Poulain: “On peut dire ça comme ça, oui. J’ai toujours été amoureux de ce sport mais je n’ai jamais pensé en faire mon métier. Moi je voulais être motard dans la police. Je suis arrivé à Paris, découvrant Paris et découvrant un rugby de haut niveau qui lui-même se découvrait professionnel. Et je me suis retrouvé dans une sorte de machine à laver, au stade Français, avec une forme de petite notoriété avec des mecs énormes autour de moi tout ça pour seulement jouer au rugby. Je me suis amusé, j’ai été excessif dans tous les sens du terme. Et c’est vrai que j’ai pas géré ma carrière parce que je n’ai pas appris à le faire. Mais j’assume tout ce que j’ai fait. Je me suis régalé car j’ai tout fait à 200 % et que c’était top, tout simplement énorme.“

Lath. : Dans le livre comme dans les conférences, il y a une phrase que tu ressors de manière un peu ironique quand tu évoques tes nombreux retours de blessures, tu dis  « J’ai du mental, ch’uis un champion », comme si c’était censé être inné quand on est sportif de haut niveau.

R.P: “Maintenant que j’ai fait une formation de coaching mental, j’ai découvert vraiment ce qu’était le mental. Mais quand je dis cette phrase c’est paradoxal et purement ironique parce que c’est surtout ce qu’on a essayé de me faire croire, à moi comme à tous les autres. Et ce bien au delà du rugby et du sport de haut niveau, c’est pareil dans la société dans laquelle on vit. On nous disait qu’on devait avoir du mental, être des champions et qu’il fallait penser uniquement avec nos cœurs et nos couilles. Sauf que ça ne peut fonctionner comme ça qu’un temps. A un moment, il faut penser aussi avec sa tête. Et c’est pour cela que je prône l’utilisation du coaching mental dans le rugby et plus généralement dans le monde du sport. Il faut y venir parce qu’à l’heure actuelle, on est en train de broyer des mecs comme moi je me suis fait broyer dans ma carrière. Mais je ne suis pas à plaindre. C’est juste que c’était la seule manière qui de fonctionner qui existait jusqu’à il y a peu de temps, mais qu’aujourd’hui, on a les outils pour fonctionner différemment.

C’est pour cela que cette phrase doit être prise sur le ton de l’ironie. En gros, ce qu’on me disait c’était : « Tu mets de côté toutes tes blessures et ta sensibilité, puis tu fais comme les autres, tu te fous sous les barres et tu vas pousser en salle de muscu. » Sauf que ça ne peut plus fonctionner comme ça, en traitant le sportif comme de la chair à canon. J’en suis une preuve, mais pas le seul dans ce cas-là, car on est nombreux. Mais il y a une omerta autour de tout ça, il vaut mieux fermer sa gueule. C’est pour cela que le monde du rugby préfère me donner le rôle de la victime plutôt que d’admettre qu’ils ont déconné avec moi eux aussi.”

Lath. : Est-ce que, dans le sport de haut niveau, le plus dur n’est pas de faire admettre aux champions eux-mêmes leurs faiblesses humaines, plus que de les faire admettre aux dirigeants et aux entraîneurs ? Surtout dans un sport comme le rugby ou la force et la virilité sont sans arrêt mis en avant ? 

R.P: “C’est ce qu’on nous a toujours vendu, et ça fait 2000 ans que ça dure, bien avant l’invention du rugby. On nous vend de l’illusion, de la virilité. On est à fond dans le corporel et le mental. Et rarement dans les émotions. Parce que les émotions c’est féminin. Et qu’à, partir du moment où tu laisses transparaître tes émotions dans le rugby, tu passes pour un pédé. Et quand bien même un rugbyman serait homo, il n’y a aucune tolérance. Il y a tout un amalgame de fait autour cette espèce d’idée que l’on se fait de la virilité qui pour moi n’est d’autre que de la « branlette philosophique ».

Pour moi, la virilité, c’est connaître et accepter ses forces comme ses faiblesses, accepter de faire de la merde comme de belles choses, accepter d’être humain, tout simplement… Et accepter de vivre ensemble. C’est la connaissance de soi, tout simplement.

Un héros, ce n’est pas un mec qui met des tampons et casse des mâchoires sur un terrain de rugby, c’est un homme capable de se regarder en face et de se dire : « Ben là j’ai déconné, là j’ai fait de belles choses… ». Quelqu’un capable de reconnaître ses forces et ses faiblesses, car c’est humain d’avoir des faiblesses.

La révolution dans le sport, elle est là, dans le fait de prendre conscience qu’un sportif est un être humain avant tout. C’est à dire, un corps, un mental, des émotions, de la foi… Un équilibre entre tout ça, entre masculin et féminin, parce qu’on a un rapport à nos mères, comme à nos pères. Et même bientôt un rapport à nos deux pères ou nos deux mères puisque la société évolue.

Donc acceptons nos différences et arrêtons avec cet espèce de fantasme de la virilité dans le rugby qui se rapproche un peu du côté mythologique, mais qui, pour moi, n’est que de la « branlette philosophique ».”

Lath. : Justement, toi qui as participé aux calendriers des dieux du stade, est-ce que le message transmis par cette opération n’est pas celui que tu dénonces quand tu critiques le mythe de la virilité dans le rugby ? 

R.P: “Je les ai faits cinq fois, et j’étais pris dans une machine. Il fallait être gaillard, grand, fort, pousser des barres en salle de muscu… Les photos étaient un peu retouchées en plus. Mais nous, les joueurs, étions surtout pris dans notre trip et prêts à suivre Max Guazzini. Pour nous ce n’était qu’un jeu, et nous le prenions comme tel. Surtout qu’une partie des bénéfices étaient reversés à des associations caritatives et que le reste nous permettait de prendre un petit billet en plus. Mais cela restait un jeu, comme le rugby était un jeu dans lequel on s’amusait, et c’est ce qui nous permettait de gagner. Ca faisait vendre du fantasme en papier glacé, comme les pom-pom girls et toute la promo autour du Stade Français.

C’était très bien joué, mais le problème, c’est qu’aujourd’hui, on ne prône la réussite qu’à travers ce côté dyonisiaque qu’on a voulu vendre, alors que la réalité est toute autre. Et il faut aussi montrer la vérité, la réalité et l’envers du décor. Parce qu’après le fantasme, quand la peinture commence un peu à s’effriter, tu prends conscience de la différence entre fantasme et réalité.”

Lath. : Tu crois que le monde du sport dans son ensemble est capable d’une prise de conscience à court terme sur ces sujets ?

R.P: “Est-ce que le monde du sport est prêt à ça ? Un syndicat de sportif que je ne citerais pas m’a dit récemment que mon discours sur la prévention avait dix ans d’avance. Et moi, je n’ai pas envie d’entendre ça, ce n’est pas possible. Parce que ça signifie qu’on va continuer pendant dix ans à faire avec d’autres jeunes les erreurs qu’on a faites avec moi. Il faut un éveil de conscience sur ces sujets. Aujourd’hui, même si j’ai fait une formation en coaching mental, je ne me prétends pas coach, pas plus que j’ai la prétention d’être un éveilleur de conscience. On va dire, pour reprendre une expression à la mode en ce moment, que je suis un lanceur d’alerte. Mais ça dérange, parce que ça demande aux institutions, aux entraîneurs, aux dirigeants, aux sponsors, aux supporters aux fédérations et aux ligues, de se remettre en question par rapport à ce qu’ils ont dans les mains. Ils ont des humains et des vies entre les mains. Un humain, ce n’est pas de la chair à canon. Un humain, ce n’est pas qu’une image, un paraître, du muscle ou du mental. Un humain, c’est autre chose que ça. Mais ça demande à ce que chacun, à son niveau, sache se remettre en question. Ce que, dans les conférences, j’appelle la coresponsabilité. Libre à chacun de me voir simplement comme une victime, ou se faire passer comme une victime en disant : « Ouais, Poulain, il lance juste un pavé dans la mare. » Non, je fais juste un constat par rapport à mon vécu. Mon bouquin fonctionne, ma vidéo fonctionne et les conférences fonctionnent. Cela veut dire que mon discours commence aujourd’hui à fonctionner dans le milieu du sport. Parce que les gens ne sont pas dupes et ont très bien compris qu’on ne leur vend qu’un fantasme. Cela ne reste qu’un jeu, mais un jeu sérieux puisqu’on a des êtres humains et leurs vies entre les mains. Et on ne peut pas les utiliser et se contenter de les lancer sur des terrains comme ça pendant cinq, dix ou quinze ans sans t’en occuper après ou quand ils sont blessés. Et là, c’est de la coresponsabilité, pas uniquement celle du joueur.

Quand on me parle d’équipe et de la grande famille du rugby… Elle est où ? Quand je demande un peu d’oseille pour aller faire de la prévention sur ces sujets, on me dit qu’il n’y a pas d’argent…alors qu’on est sur le point de construire un stade à 600 millions d’euros. Je ne demande pas des milliers d’euros.

Pourtant, si j’en suis là aujourd’hui, c’est parce que ça touche les gens. J’ai quand même arrêté le rugby depuis dix ans et j’ai encore une notoriété. Et cette notoriété, je ne l’utilise pas pour vendre des bouquins ou du rêve, simplement pour vendre ma réalité. Et elle touche tout le monde, puisque c’est la même que tout le monde.”

Lath. : Tu disais qu’on t’a pris jeune au Stade Français parce que t’étais grand et costaud. Mais, on a l’impression que mentalement, on ne s’est jamais posé la question de savoir ce dont tu avais vraiment envie. Toi même tu reconnaissais au début de l’interview que ça t’était plus ou moins tombé dessus…

R.P: “Pierre Nassiet, un de mes éducateurs dans les catégories de jeunes au Stade Français, avait dit qu’il fallait prendre le temps avec moi. Sauf qu’au bout de six mois, Bernard Laporte m’a ressorti le même discours selon lequel j’avais du mental et j’étais un champion. Alors j’ai pris huit kilos de muscles en un an, sans me doper, puis je me suis retrouvé à peser cent kilos et à rentrer dans la gueule des adversaires. Puis Laporte est parti entraîner le XV de France et je n’avais plus de référent. Donc il aurait fallu que je me remette en question, sauf que j’étais incapable de remise en question à ce moment là. Donc j’ai pris des claques, des claques, des claques et encore des claques. Et on me faisait passer pour seul responsable. Sauf que non. Parce qu’à dix-huit ou vingt piges, t’es pas responsable de quoi que ce soit. Tout a été hyper rapide et j’ai subi tout ça. J’ai été un temps victime du rugby, et je me considère aujourd’hui comme coresponsable de la situation dans laquelle j’étais. Mais, ce qu’il faudrait, c’est que les gens qu’il y avait en face de moi reconnaissent qu’ils étaient aussi responsables que moi de tout ça.”

Lath. : Beaucoup de coachs, notamment dans le rugby, commencent aujourd’hui à déléguer certaines responsabilités : préparation physique, jeu au pied, mêlée… Mais la préparation mentale demeure de leur ressort exclusif. Tu crois que ça peut changer ?

R.P: “Ça résiste parce qu’aujourd’hui d’entraîneurs et de managers, mots à ne pas confondre avec le mot coach d’ailleurs, ne sont pas ouverts à ça parce qu’ils pensent qu’ils vont se faire voler leur pouvoir. Quand tu arrives dans un staff technique avec des compétences de coaching mental, tu n’es pas là pour enlever des compétences à un entraîneur ou un manager puisque lui aussi est censé amener aussi les siennes, dans son domaine. Le coach mental a pour rôle de mettre le joueur en confiance pour qu’il puisse s’émanciper. Maintenant, une fois de plus, ça demande une remise en question de chacun.

C’est une compétence supplémentaire qui peut être exploitée. Donc pourquoi ne le fait-on pas ? Parce que le psychologique fait peur dans le monde du sport français. On peut pourtant s’ouvrir à autre chose, mais cet autre chose fait peur. Et on préfère souvent rester dans de la peur que de s’ouvrir à autre chose. La psychologie, ça fait pourtant du bien, mais ça fait flipper certains. C’est pourtant un outil que l’on peut utiliser pour être plus performant ou rendre un joueur plus performant. Alors pourquoi on ne l’utilise pas. Il n’y qu’une journée dédiée au coaching mental dans la formation d’entraîneur de rugby à haut niveau !!! Alors que c’est un outil qui marche partout : aux Etats unis, en Russie, en Angleterre, en Espagne, en Italie… Partout ! Mais en France, on refuse de l’utiliser. Pourquoi ? Parce qu’on est au dessus. Mais au dessus de quoi ? Les deux seuls coachs que je connaisse dans le sport Français, pour moi, ce sont Claude Onesta et Gonzalo Quesada. Pour moi, eux, ce sont des coachs. Des coachs qui dirigent le collectif, mais qui dirigent aussi l’individuel pour que l’individuel se fonde dans le collectif avec son potentiel et ses compétences. Mais, une fois de plus, ça demande une remise en question. Mais on y vient, tranquillement, on va y arriver.”

Lath. : Tu n’as pas l’impression que te forcer à continuer tes études à ton arrivée au Stade Français aurait finalement été une bonne chose et aurait pu te donner tes repères pour la suite ?

R.P: “On m’a inscrit en fac, mais j’y allais pas. A partir du moment où on m’a inscrit en fac, j’étais en Crabos (ndlr, catégorie élite moins de 19 ans). J’ai fait six mois de commerce-gestion, ça me fatiguait. Mais je viens de la campagne, moi. On me dit, tu vas t’amuser sur le pré. Alors, j’ai tout lâché à la fac et j’ai misé à 200% sur le rugby. Et ça a marché au début. Mais je n’avais pas la foi d’un Pierre Rabadan (1), par exemple, qui, lui s’est beaucoup investi dans ses études en parallèle au rugby parce qu’il avait compris que le rugby est un métier. Alors que moi, je ne le considérais pas autrement que comme un jeu. Je me suis amusé, éclaté, mais c’est tout.

Alors on peut considérer que, si on avait essayé de trouver une filière qui me convenait, et qu’on m’avait forcé un minimum à m’y tenir, ça aurait sûrement changé beaucoup de choses, mais avec des si… C’est pour cela qu’aujourd’hui, quand je fais des conférences dans les centres de formation, j’insiste auprès des jeunes sur le fait de faire des études. Pas pour se prendre la tête, mais au moins pour conserver un pied dans la réalité. Au cas où. Si le rugby s’arrête, ils auront un bagage. Moi j’ai fait sept ans de carrière au Stade Français, avec trois titres de champion de France à la clé. Et quand tout s’est arrêté sans prévenir, j’ai mis dix ans à m’en remettre. Mes études, c’était un diplôme de playstation et un deug de conneries. C’était mes seuls diplômes. Après, derrière aller à la fac, j’en avais rien à foutre. On me disait : « Allez, vas y, joue, amuse toi !! » Qu’est ce que tu veux que j’aille faire des études après ça ? Surtout en gagnant cinq ou six-mille euros par mois. Le rugby, c’était mon boulot, mais je m’amusais. Je n’avais pas la lucidité, ni le recul. Après, je n’ai aucun regret, mais voilà…

Le pire, c’est que les dirigeants du Stade Français m’avaient dit qu’ils ne me prendraient que si j’avais mon bac. Puis, à peine ai-je été dans les vestiaires après la journée de détection, qu’ils sont allés voir mon père pour dire qu’ils me voulaient avec ou sans bac. C’est un pote qui nous avait accompagné et qui avait entendu la conversation qui me l’a dit de suite après.

C’est pour ça que je partage mon expérience. Pour que les jeunes se disent que ce qui m’est arrivé peut aussi leur arriver à eux. Et les conférences que je fais avec eux, c’est juste pour les ramener à la réalité de la vie pendant une heure et quart. Leur rappeler qu’on peut tomber de haut, parce que je suis moi-même tombé de haut.”

Lath. : On a l’impression, à t’écouter en conférence, que tu as un regret par rapport au livre. Que les gens n’ont retenu que les anecdotes alcoolisées et pas le message que tu essaies de faire passer.

R.P: “Je n’ai pas de regret, mais ce sont les médias qui ont vendu un fantasme selon lequel j’étais alcoolique, dépressif et cocaïnomane. Pour moi, ce n’est pas un regret car je sais que les médias fonctionnent comme ça. Mais, ma chance, c’est internet. J’ai une vidéo qui a été vue 700 000 fois entre Youtube et Facebook. Et le bouquin s’est en plus vendu à 15 000 exemplaires. Donc je n’ai aucun regret sur le fait que le lecteur pense ceci ou cela. Libre à chacun de prendre ce qu’il veut dedans. Par contre, quand on voit la conférence et qu’on a lu le livre, le discours n’est pas le même. Ceux qui m’ont mis dans la catégorie des drogués ou des alcooliques, c’est qu’ils ne l’ont pas lu, ou qu’ils en ont lu seulement certains passages qui ont été mis en avant parce qu’ils étaient vendeurs et qu’ils créaient du buzz. Mais ça ne marche plus. Parce que ma réalité, se trouve dans ce bouquin, comme dans ma vidéo, comme dans mon quotidien. Je n’ai rien à prouver à personne aujourd’hui, à part prouver à ma femme que je l’aime en lui offrant des fleurs et en évoluant dans ma manière de fonctionner.”

Lath. : Et ton avenir alors, maintenant ? C’est le coaching ?

RP: “Non, ce n’est pas le coaching. Ce sont les conférences de prévention, un film documentaire et me tourner vers les autres pour donner la parole à d’autres sportifs. Humaniser le sport, pour moi, c’est là que se trouve l’avenir. Le coaching, il se fait assez naturellement en entreprise et assez naturellement à travers la conférence. Mais je ne me prétends pas coach ou conférencier. Je suis ce que je suis et je vends ce que je suis. En étant le plus honnête possible avec moi-même. Ca marche, et j’ai bien l’intention que ça cartonne parce que ce n’est que de l’humain. Et je ne l’explique pas, parce que l’humain ne s’explique pas. Les gens sont touchés parce que c’est un peu du théâtre. Je suis acteur de ma propre vie. Et je trouve ça chouette.”

 

(1) Troisième-ligne international passé en même temps que Raphael Poulain dans les catégories de jeunes du Stade Français, où il a ensuite effectué toute sa carrière professionnelle jusqu’en juin dernier. Retiré des terrains, il travaille aujourd’hui avec la maire de Paris Anne Hidalgo sur la candidature aux JO de 2024.

Par Didier Guibelin Publié le samedi 01 avril 2017