Yeni Ngbakoto

Évoluer, gravir les échelons, passer du National à la Ligue 1, s’affirmer. Tels sont les défis que s’est lancé Yeni Ngbakoto. Pièce maitresse du FC Metz, il s’est confié avec plaisir, sans esquiver un seul sujet. Il s’exprime aussi bien qu’il joue.  Lathlète.fr :  Comment aborde-t-on la saison qui arrive lorsque l’on n’a jamais évolué en Ligue … Continuer la lecture de « Yeni Ngbakoto »

Par Florian Gautier Publié le samedi 06 décembre 2014

Lire la suite

Conversation

Évoluer, gravir les échelons, passer du National à la Ligue 1, s’affirmer. Tels sont les défis que s’est lancé Yeni Ngbakoto. Pièce maitresse du FC Metz, il s’est confié avec plaisir, sans esquiver un seul sujet. Il s’exprime aussi bien qu’il joue. 

Metz

Lathlète.fr :  Comment aborde-t-on la saison qui arrive lorsque l’on n’a jamais évolué en Ligue 1 et que l’on est jeune ? 

Yeni Ngbakoto : « Franchement, c’est un peu bizarre à expliquer. Je pars dans l’inconnu car je n’ai jamais joué en Ligue 1. Je la regarde à la télé, donc je vois le niveau d’exigence qu’il faut avoir pour évoluer à ce niveau là. J’essaye donc de travailler pour être le meilleur possible et, entre-temps, j’essaye de garder mon style de jeu, mes points forts et de travailler sur mes points faibles. »

 Lath. : On parle souvent, comme Lens, des clubs de football qui représentent et sont le porte-drapeau d’une région. Est-ce le cas de Metz ? 

Y.N : « C’est facile à expliquer. Quand je suis arrivé à Metz à l’âge de 13 ans, j’ai senti que c’était une seconde famille et que j’allais vite m’acclimater à cette ambiance. Tout au long de mes années, j’ai côtoyé des personnes qui ont été formidables avec moi, qui m’ont bien accueilli dans cette région. Mon adaptation a été rapide et tous les joueurs qui viennent pensent la même chose. »

Lath. : En France, nous avons peu le ressenti des joueurs quant au niveau de la Ligue 2. En quoi la Ligue 2 vous a-t-elle renforcé par rapport au National, par exemple ? 

Y.N : « Je connaissais bien la Ligue 2. Mais la descente en National m’a fait du bien : j’ai retrouvé beaucoup de rythme, de confiance, que j’avais perdue à un moment donné. Et montrer ainsi que j’avais le niveau pour jouer en Ligue 2 voire en Ligue 1. »

Lath. : Beaucoup de jeunes joueurs français s’exportent à l’étranger. Vous, vous êtes resté à Metz. Comment voyez-vous ces départs et les comprenez-vous ? 

Y.N : « Oui, je peux tout à fait les comprendre parce que cela permet de découvrir autre chose que le championnat de France et ainsi se donner davantage. Après, pour moi, ce n’était pas la bonne solution de partir maintenant car j’ai encore une marge de progression avec mon club formateur. Je peux voir autre chose, mais pour le moment, rester à Metz est une très belle récompense. »

Lath. : Vous avez joué en Équipe de France U16, U17 et U18. À cet âge là, se rend-on compte de la portée plus ou moins symbolique du maillot ? Comment abordiez-vous ces matchs là ? 

Y.N : « C’est une grande fierté de porter ce maillot de l’équipe de France et d’y représenter le FC Metz. Quand on est jeune, on ne se rend pas forcément compte de la portée que ça a. On ne voit pas l’impact envers le peuple français. Mais quand on grandit, et qu’on voit ce que ça représente, c’est un grand plus pour la carrière. »

Lath. : Si vous deviez améliorer quelque chose dans le football français, qu’est-ce que ça serait ?

Y.N : « J’en ai parlé avec deux, trois joueurs qui évoluent à l’étranger : les joueurs français se plaignent un peu trop. Il faudrait changer le travail, ou du moins plus travailler. Les championnats allemand et anglais, sont des championnats de très haut niveau : ça demande beaucoup de travail et d’exigence ! En France, on manque un peu de ça, et il faut l’améliorer. Pour le reste, on sait un peu tout faire. »

Par Florian Gautier Publié le samedi 06 décembre 2014